Le relevé de vos réussites, vos compliments reçus et la phrase à vous redire : un dossier à remplir une fois et à rouvrir les jours de doute.
Pourquoi ce dossier : le sentiment d’imposture efface vos réussites dès qu’elles arrivent, en les attribuant à la chance. La seule réponse efficace est d’en garder une trace écrite. Un fait noté ne se discute pas.
Comment l’utiliser : remplissez les parties 1 à 3 une fois, en prenant votre temps. Complétez ensuite la partie 4 chaque vendredi. Relisez le tout avant un entretien, une présentation, ou un jour de doute.
1. Mes réussites, en faits
Dix lignes. Seulement des faits vérifiables : un diplôme, un projet mené, un problème résolu, un client gardé, une compétence acquise. Pas de commentaire, pas de « mais ».
| Ce que j’ai fait | Mon rôle précis | Le résultat |
|---|---|---|
| 1. | ||
| 2. | ||
| 3. | ||
| 4. | ||
| 5. | ||
| 6. | ||
| 7. | ||
| 8. | ||
| 9. | ||
| 10. |
2. Ce que je sais faire
Complétez la phrase cinq fois : « J’y suis arrivé·e parce que je sais… »
- ______________________________
- ______________________________
- ______________________________
- ______________________________
- ______________________________
C’est exactement l’explication que le doute vous empêche de vous donner.
3. Les compliments que j’ai reçus
Notez-les mot pour mot, avec la date et la personne. Les jours de doute, vous aurez la preuve que d’autres ont vu ce que vous ne voyez plus.
| Date | Qui | Ce qui a été dit, exactement |
|---|---|---|
4. Mon relevé du vendredi
Trois lignes chaque semaine : ce que j’ai compris, réglé, appris.
| Semaine du | Ce que j’ai accompli |
|---|---|
5. Mes réponses au doute
| Quand je pense | Je me réponds |
|---|---|
| « J’ai eu de la chance. » | « J’ai aussi travaillé, et voici ce que j’ai fait : … » |
| « Ils vont s’apercevoir que je ne sais pas. » | « Je ne sais pas encore, et je vais l’apprendre. » |
| « Ils se sont trompés en me choisissant. » | « Des personnes dont c’est le métier ont comparé, et m’ont retenu·e. » |
| « Ce n’était rien. » | « Merci. J’y ai beaucoup travaillé. » |
| « Ce doit être parfait. » | « Ce doit être fait, et suffisamment bien. » |
6. Mon expérience de la semaine
Choisissez-en une :
- ☐ Répondre « merci » à un compliment, sans rien ajouter
- ☐ Poser une question que je n’osais pas poser
- ☐ Rendre un travail sans la dernière retouche, et observer ce qui se passe
- ☐ Parler de ce doute à une personne de confiance
À savoir
Le sentiment d’imposture n’est pas une maladie : c’est une façon d’expliquer ses réussites, et elle se modifie. Si le doute vous empêche de dormir, vous pousse à l’épuisement ou s’accompagne d’une anxiété durable, parlez-en à un professionnel.
Pour aller plus loin
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